Le problème n'est peut-être pas votre pointure
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Votre pointure habituelle est trop serrée.
La taille au-dessus est trop grande.
On essaie une autre pointure. Puis une autre encore. Et parfois, malgré tous nos essayages, aucune taille ne semble vraiment fonctionner.
À force, beaucoup de femmes finissent par croire que leurs pieds sont compliqués. Trop larges. Trop fins. Toujours entre deux pointures.
Pourtant, après plusieurs mois passés à analyser le marché de la chaussure, à multiplier les essayages et à échanger avec des femmes aux morphologies très différentes, je suis arrivée à une autre conclusion.
Le problème n'est pas toujours votre pointure.
Le problème vient souvent de la manière dont la chaussure a été conçue.
On nous apprend à chercher la bonne taille
Lorsqu'une chaussure ne convient pas, notre premier réflexe est presque toujours le même : changer de pointure.
Si une taille serre, on essaie la pointure au-dessus. Si elle flotte, on redescend à la taille inférieure.
Nous avons appris à penser que tout se résume à un chiffre inscrit sous une semelle.
Mais la réalité est souvent plus complexe.
Depuis le début de ma réflexion sur la chaussure, j'analyse les modèles différemment. Je ne regarde plus seulement leur style ou leur qualité apparente. J'observe la manière dont ils accueillent réellement le pied.
J'ai réalisé de nombreux essayages sur moi-même, mais aussi avec des femmes aux pieds fins, standards ou larges.
Et plus les observations s'accumulent, plus un constat revient.
Beaucoup de femmes pensent avoir un problème de pointure alors que le problème vient souvent de la chaussure elle-même.
Le problème n'est pas toujours la longueur du pied
Ces derniers mois, j'ai essayé des ballerines, des mocassins, des sandales et de nombreux autres modèles.
À plusieurs reprises, j'ai observé le même scénario.
Une pointure comprime le pied.
La pointure supérieure devient trop grande.
Et entre les deux, aucune solution satisfaisante.
Récemment encore, j'ai essayé plusieurs ballerines qui illustrent parfaitement ce phénomène.
Sur un premier modèle, le 38 comprimait fortement l'avant-pied. Les orteils étaient écrasés.
Le 39, lui, était beaucoup trop grand. Je déchaussais à chaque pas.
Sur un autre modèle, la matière textile était tellement souple qu'elle ne maintenait plus correctement le pied. Une pointure était trop lâche. L'autre devenait trop serrée.
Dans les deux cas, la longueur de mon pied n'avait pourtant pas changé.
Le problème venait ailleurs.
De la forme. Du volume. Du maintien du pied. De la matière.
Autrement dit, de tous les éléments qui participent au confort, au maintien du pied et à la liberté de mouvement d'une chaussure.
Des pieds différents, des chaussures souvent standardisées
Au fil des échanges avec les femmes que j'ai rencontrées, une même frustration revient régulièrement.
Les pieds sont différents, mais les chaussures semblent souvent construites autour des mêmes volumes.
Une participante à mes recherches l'a résumé très simplement :
« J'ai l'impression qu'on essaie de faire rentrer tous les pieds dans les mêmes chaussures. »
Cette remarque résume une grande partie du problème.
Deux femmes peuvent porter du 38 et pourtant avoir des besoins complètement différents.
L'une peut avoir un avant-pied plus large. L'autre un cou-de-pied plus développé. Une troisième un talon plus fin.
Certaines ont besoin de davantage d'espace. D'autres recherchent avant tout du maintien.
Pourtant, toutes porteront la même pointure sur l'étiquette.
La taille ne raconte donc jamais toute l'histoire de la forme du pied.
Quelques millimètres changent tout
Au fil de mes observations, j'ai compris qu'une chaussure repose sur plusieurs équilibres.
La forme. Une forme trop étroite ou mal proportionnée peut créer des points de pression et empêcher le pied de fonctionner naturellement.
Le volume. Une même pointure peut convenir à certaines femmes et ne pas être adaptée à d'autres simplement parce que le volume intérieur est différent.
Le maintien. Une chaussure ne devrait pas avoir besoin de comprimer le pied pour tenir correctement.
La matière. Une matière trop rigide peut blesser. Une matière trop souple manque parfois de structure et favorise le déchaussement.
Trouver le bon équilibre entre maintien du pied, souplesse, stabilité et liberté de mouvement est souvent bien plus important que quelques millimètres de longueur.
Ce sont souvent ces détails invisibles qui expliquent pourquoi une chaussure semble parfaite en magasin mais finit par rester dans le placard.
Pourquoi cette réflexion est à l'origine de Mouscin
C'est précisément cette frustration qui est à l'origine de Mouscin.
Pendant des mois, j'ai observé le même scénario se répéter : un coup de cœur, puis une gêne, puis un compromis, puis un abandon.
Or une chaussure élégante devrait pouvoir être portée toute la journée.
Sans douleur. Sans déchaussement. Sans points de pression inutiles.
C'est pour cette raison que je travaille aujourd'hui sur des modèles conçus autour du pied réel.
En réfléchissant à la forme du pied, au volume, au maintien et aux matières utilisées.
Parce qu'une chaussure ne devrait pas obliger une femme à s'adapter à elle.
C'est à la chaussure de mieux s'adapter au pied.
Le problème n'est peut-être pas votre pointure.
Le problème est peut-être qu'une même taille ne raconte jamais toute l'histoire d'un pied.
38 trop serré. 39 trop grand. Et entre les deux, on finit souvent par renoncer.
Pourtant, quelques millimètres peuvent tout changer.
Une forme, un volume, un maintien ou une matière mieux pensés peuvent transformer complètement l'expérience d'une chaussure.
Peut-être qu'il est temps de concevoir des chaussures qui s'adaptent davantage à la réalité des pieds qu'à une simple taille inscrite sous une semelle.
C'est aussi pour cette raison que je crée Mouscin.